Tout au long de ma formation, ce sujet m’a beaucoup passionné et amené à me poser plusieurs fois cette question :
en tant que future professionnelle, en quoi mon début d’expérience vis-à-vis de la pleine
conscience pourrait-elle me servir à accompagner du mieux possible les patients ?
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Ce qui m’a conduit à m’interroger à plusieurs reprises sur les questions suivantes :
- la profession
de Diététicien, en tant que professionnel de santé aux compétences scientifiques,
est-elle
compatible avec un apprentissage tourné vers les neurosciences et la méditation ?
- la pleine
conscience en ce qu’elle conduit à observer ses comportements alimentaires et à être conscient
de ce qui est bon pour soi, a-t-elle sa place au sein de la démarche du soin Diététique ?
- comment
permettre aux patients de répondre à leurs sensations et émotions de façon plus adaptée et
développer leur autonomie ?
HYPOTHÈSE
La pleine conscience en ce qu’elle nécessite une recherche introspective et implique de
conscientiser ses propres actes, semble pouvoir permettre d’arrêter l’alimentation en mode
« pilotage automatique » et émotionnelle mais aussi les compulsions alimentaires et l’auto-
jugement négatif. En effet pour changer une habitude il faut pouvoir aller au-delà de « l’esprit
analytique » qui sépare le conscient du subconscient, la méditation en pleine conscience
permettrait donc de changer certaines zones cérébrales et ainsi certains de nos comportements.
Cet outil pourrait ainsi compléter les actions du diététicien afin d’accompagner le patient vers la
conscience de ses ressources internes de régulation. Ainsi il pourrait s’agir d’un outil d’éducation
nutritionnelle supplémentaire encourageant.
ANALYSE
In fine, l’entrainement à la pleine conscience semble changer le rapport à la nourriture et
pourrait permettre une perte de poids durable. Le but est de « manger moins mais mieux ». Nous
le savons aujourd’hui, « les régimes amaigrissants font grossir ». « Ici , il s’agit donc d’un
régime sans régime » que préconisent désormais, en France et dans le Monde, différents
thérapeutes, comme le psychiatre G. Apfeldorfer, le nutritionniste J-P Zermati et plusieurs de
leur collègues du Groupe de Réflexion sur l’obésité et le surpoids (GROS).
§ Trois points clés :
- Apprendre à reconnaître sa faim,
- Apprendre à écouter sa sensation de satiété,
- Mobiliser tous ses sens.
INTÉGRER LA PLEINE CONSCIENCE DANS L’ÉDUCATION NUTRITIONNELLE
« Lorsque l’on mange avec sa tête, c’est avec méfiance, la peur au ventre », rappelle le psychiatre et psychothérapeute Gérard Apfeldorfer en préambule de « Manger en pleine conscience.».
En effet, les témoignages que j'ai pu recenser durant ma formation, abondent dans ce sens et nous amènent à penser qu’en pratique, intégrer la pleine conscience à la prise en charge diététique permettrait :
- d’identifier le mécanisme qui amène à manger sans faim (soit par habitude soit sous l’effet d’une émotion) ;
- de reprendre conscience de son corps et des différentes sensations (dont la faim et la satiété) ;
- de savourer les aliments en pleine conscience pour retrouver le plaisir alimentaire ;
- de mieux gérer les envies et les émotions négatives ;
- d’identifier les pensées permissives et y résister ;
- d’interrompre les comportements automatisés et choisir une réponse plus appropriée à une situation;
- de mieux prendre soin de soi ; de changer son mode de vie et son alimentation de façon pérenne.
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Cela nous
permet ainsi de penser que l’alimentation en pleine conscience à la lisière de la méditation, des
neurosciences et de la diététique, a toute sa place dans la prise en charge diététique. 

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