Et si la gourmandise n'était pas un vilain défaut...
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L'automne est doux mais les journées ont commencé à raccourcir et les fêtes de Noël vont vite arriver alors j'imagine que pour certains cette période est synonyme d'abondance alimentaire.
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La gourmandise est alors assimilée à cette période de l'année et elle peut-être considérée comme un vice, un péché ou encore un "vilain défaut". Si elle est synonyme de cela pour certains, elle est aussi gage de plaisir et n'est pas à blâmer pour : d'autres, la science (et moi). C'est pourquoi j'ai souhaité désacraliser ce sujet à travers :
5 PRÉCISIONS SUR LA GOURMANDISE
1. ELLE FAIT PARTIE DE NOTRE NATURE
Les experts s'accordent à le dire : la gourmandise fait partie de notre nature. Elle est préprogrammée par notre hypothalamus et contribue même à notre survie. C'est pourquoi certains n'hésitent pas à qualifier la gourmandise de « plaisir noble » !
Les experts s'accordent à le dire : la gourmandise fait partie de notre nature. Elle est préprogrammée par notre hypothalamus et contribue même à notre survie. C'est pourquoi certains n'hésitent pas à qualifier la gourmandise de « plaisir noble » !
Plus précisément, les scientifiques ont pu établir différents liens entre gourmandise et hormones. Ainsi une étude juge l'hormone GLP-1 responsable du fait que nous soyons capables de manger uniquement par plaisir, et notamment des aliments gras. Ce serait plus exactement l'absence de cette hormone qui encouragerait notre gourmandise en jouant sur les mécanismes de régulation de notre appétit.
Une attirance exagérée pour les sucreries semble quant à elle coïncider avec la présence en quantité dans l'organisme d'une hormone produite par le foie. On pensait pourtant jusqu'alors le rôle de l'hormone FGF21 limité au contrôle du niveau d'insuline. Mais cette hormone influerait plus largement sur le centre du plaisir dans le cerveau humain, modifiant notre fonctionnement. Car céder à la gourmandise procure bien du plaisir, au sens scientifique du terme. Craquer pour un morceau de chocolat entraîne la libération de dopamine, sans doute le plus célèbre des neurotransmetteurs. Une libération à l'origine, dans ce cas-là, d'une sensation de bien-être.
2. ELLE SE DISTINGUE DE LA "GLOUTONNERIE"
La gourmandise peut se porter sur bien des aliments. Cependant, elle ne doit pas être confondue avec la goinfrerie ou la gloutonnerie. La première en effet désigne plutôt une attirance vers les bonnes choses et la seconde, une tendance à avaler tout ce qui peut nous passer sous la main.
La gourmandise (en tant que « gloutonnerie») est le septième péché capital de la religion Catholique. Au VI ème siècle, le pape Grégoire Ier le Grand, l'associe à la luxure - le ventre étant proche du bas-ventre. (Source wikipédia)
En somme, alors qu'il est question de "déguster" pour l'un ; il s'agira plutôt de "dévorer" pour l'autre.
3. ELLE N'INCITE PAS À MANGER PLUS
Dans les définitions de la gourmandise, on ne mentionne pas de quantité d’aliments ou d’excès potentiels de la part du gourmand. Cette confusion provient de la religion catholique (comme expliqué ci-dessus) où la gourmandise est le septième péché capital qui est synonyme d’excès, de goinfrerie et de gloutonnerie.
Par conséquent, le gourmand semble avoir plutôt du plaisir à manger les aliments dont il a envie, dans une quantité qui correspond à sa faim.
4. ELLE EST LIÉE AU PLAISIR
Être gourmand, c’est aussi et surtout être capable de s'intéresser aux plaisirs alimentaires quotidiens, choisir avec soin ses recettes et ses ingrédients, faire ses emplettes dans ses lieux préférés, préparer des repas avec envie, s’attarder aux couleurs et aux odeurs des aliments, découvrir de nouvelles saveurs, etc.
5. ELLE BANNIT LA CULPABILITÉ
La culpabilité vient créer une frustration. D'où le cercle vicieux des régimes amaigrissants qui créent de la frustration et sur le long terme sont voués à l'échec. A contrario, le gourmand ne culpabilise pas son plaisir de manger dans la mesure où il s'alimente de façon intuitive, conscient de ce qui est bon pour lui.
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Et vous alors, pour ou contre maintenir la gourmandise dans la liste des 7 péchés capitaux ?


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